Opéra bulle de savon. Critique de la raison ronde

  • Katharina Stalder © Sophie Martel

KATHARINA STALDER

de Philipp Weiss
traduction Katharina Stalder

— Sans R pour un monde meilleur !

Sur les traces de la Divine Comédie, la pièce traverse avec Dante, poète de seconde zone, onze « bulles » – en guise de cercles de l’enfer – du capitalisme triomphant et faussement souriant. Un voyage qui met à nu les apparences trompeuses de notre monde, bercé par les fantasmagories de la publicité, l’argent facile et la course à la célébrité éphémère. Avec des dizaines de personnages, d’innombrables lieux d’action et des didascalies qui défient les possibilités matérielles du théâtre et les lois de la physique, la pièce mélange des styles d’écriture et recycle sans vergogne des éléments de la culture classique et populaire.

J’ai commencé mon parcours théâtral en 1996 près de la Chartreuse, au conservatoire d’Avignon, en jouant et mettant en scène les textes d’auteurs et autrices en résidence (presque) avant leur écriture. Je reviens à la Chartreuse en 2019 pour continuer à traduire les pièces de Philipp Weiss (après Un beau lièvre est le plus souvent l’Unisollitaire, éditions Théâtrales 2016, et Mille Mondes, bourse Maison Antoine-Vitez 2018). Je travaille aussi comme metteuse en scène, enseignante d’art dramatique, traductrice, chercheuse et milite dans le mouvement HF (Pour l’égalité femmes-hommes dans les arts et la culture).

Philipp Weiss vit à Vienne. Il est auteur de pièces de théâtre et d’autres textes. En 2018 est sorti son premier roman Les Humains sont assis au bord du monde et rient, qui décrit la transformation du monde entre les XIXe et XXIe siècles. Son oeuvre théâtrale est représentée par Suhrkamp Verlag.

Bourse de la Région Occitanie.

Avec le soutien de la Chartreuse-CNES.