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La cellule du sacristain et la rasure

  • © Alex-Nollet La Chartreuse
Le sacristain occupait une cellule répartie sur deux niveaux. Sa cellule à l'étage et la rasure au rez-de-chaussée.
 
Dans une communauté où la vie était scandée par les offices et les prières, il remplissait deux fonctions capitales : il était à la fois le maître du temps et le gardien du trésor de l'église.
1551 a sans doute été à cet égard une année importante : une horloge à poids est installée à la Chartreuse et qui actionne la cloche située dans le beffroi de l'église. Avant cette date, il fallait avoir recours à des procédés plus incertains ou d'une technologie plus rudimentaire pour régler la vie de la communauté : chant du coq, astres, cierges allumés, sabliers, clepsydres, cadrans solaires, ou même récitation ininterrompue de psaumes.
Le sacristain s'occupe en outre de l'entretien du mobilier et de la vaisselle liturgique.
Le local du bas se nomme la rasure parce qu'on y rasait les moines, on y entretenait la tonsure (symbole de la couronne du Christ sur la tête des moines). Les pères sont rasés et tonsurés, les frères sont seulment tonsurés et gardent la barbe.
À tous ces égards, le point d'eau dans la cour (le puits est visible sur la photographie) est indispensable.
 
 
Aujourd'hui, la cellule du sacristain accueille parfois des expositions temporaires.