Rockstan

  • Muhaned Al hadi © Mobily Camera

MUHANED AL HADI

Irak — France

Comme dans ma précédente pièce Almas, j’ai envie d’écrire sur l’extrême dénuement des femmes face à la violence d’une tradition arbitraire qui leur refuse tout droit à disposer librement d’elle-même. Rockstan est une jeune syrienne de 25 ans. Kidnappée et violée par les hommes de Daech, elle est finalement relâchée contre une rançon. Elle vit alors un second calvaire car elle doit fuir son père et ses frères qui préfèrent la tuer plutôt que d’être éclaboussés par ce qu’ils jugent son « déshonneur ». Elle tente de fuir cette culture masculine injuste envers les femmes et s’exile en Europe, croyant échapper à la mort. Elle croit avoir gagné sa liberté mais son passé va la rattraper...

Auteur, metteur en scène et comédien irakien, Muhaned Al hadi a produit de nombreuses oeuvres depuis les années 1990 et est exilé en France depuis 2015. Il a étudié aux Beaux-Arts de Bagdad avant d’y enseigner de 1993 à 1997. Il a écrit de nombreux textes qu’il met en scène dont HotSpot in Bagdad, joué entre autres au festival Minassa de Beyrouth en 2012, Camp, Couvre-feu, Soixante-dix, Seule dans la ville. Il a reçu de nombreux prix dont celui du meilleur comédien au National Award for young actors de Bagdad en 1999, du meilleur spectacle à l’Armature Carthage Theatre Days de Tunisie en 2007 ou au Jordan Theatre Festival en 2010, du meilleur metteur en scène au Baghdad International Theatre Festival en 2013, ou encore celui du meilleur texte pour Couvre-feu au ALEF International Festival en Iran en 2018.
Son texte Almas qui traite des exactions commises contre les femmes Yézidies, écrit à la Chartreuse lors d’une première résidence en 2018 a été sélectionné par les élèves du Conservatoire de Théâtre de Lyon pour une lecture théâtralisée dans le cadre du festival Écrits à Vif au Théâtre de l’Élysée les 1er et 2 mars 2019 et a fait partie des « textes remarqués » par le jury des Journées de Lyon des Auteurs de Théâtre 2019.

Bourse Nora-ACCR avec le soutien du ministère de la Culture.

Avec le soutien de la Chartreuse-CNES.