Riad Gahmi

  • Riad Gahmi © Philippe Vincent

Du sang aux lèvres

À la lecture du Coriolan de Shakespeare, j’ai été tout particulièrement interpellé par le rapport qui se fait jour entre les deux ennemis, lorsque Coriolan vient demander asile à Aufidius : leurs affrontements passés sont évoqués comme autant d’ébats amoureux. C’est ce culte des valeurs guerrières, viriles, jusque dans l’union fantasmée des deux rivaux, et qui n’est pas sans rappeler, sous d’autres formes, le monde politique contemporain, ses alliances, ses intrigues, au détriment des principes mêmes que sont censés prôner nos représentants. En écrivant « à partir de » Coriolan, j’aimerais explorer les ressorts intimes d’hommes, aujourd’hui, dont l’ambition voudrait pouvoir se passer des femmes, du peuple, des urnes, et ne célébrer que leur propre puissance.

Il s'agit d'une commande de Mathias Morritz, pour la prochaine création de la compagnie strasbourgeoise, Dinoponera.  
Le spectacle est pour l'instant coproduit par le Théâtre actuel et public de Strasbourg et l'Espace 110 d'Ilzach. Il est également sélectionné dans réseau Quint'est pour l'événement Quintessence édition 2016, parrainé par le Théâtre Transversales de Verdun, le Théâtre ici et là de Mancieulles, et le Théatre actuel et public de Strasbourg.
La création est prévue pour la saison 2017/2018

Formé à l’École de la Comédie de Saint-Étienne, Riad Gahmi est auteur et comédien. Il joue notamment sous la direction de François Rancillac, Gilles Granouillet, Mathias Morritz, Arnaud Meunier et Philippe Vincent. Il collabore en tant qu'auteur avec ce dernier depuis 2011, date à laquelle ils coécrivent le spectacle Un Arabe dans mon miroir. Il est depuis deux ans auteur associé à la Comédie de Saint-Étienne, en vue de la création de sa dernière pièce Gonzoo/Pornodrame mise en scène par Philippe Vincent, coproduite par la Comédie de Saint-Étienne, le TNP de Villeurbanne et écrite en résidence à la Chartreuse-Cnes. Depuis 2015, il fait partie du collectif d'auteurs Traverse.