Il faut bien que jeunesse se passe...

  • Sarah Freynet © Sarah Freynet

Sarah Freynet

La jeunesse nous fait peur, la jeunesse n’a peur de rien. Mais que lui reste-il sinon à recoller les morceaux cassés des anciennes générations ? Quelles nouvelles luttes engagera-t-elle ? La jeunesse, ça existe ? Ça finit quand ? Ça a toujours été la même chose ? N’est-ce pas un mythe que l’on reconstruit après coup ? Un pays que l’on traverse avant d’en avoir la carte ? Qu’est-ce qui fait la spécificité de la jeunesse actuelle : génération de la catastrophe écologique, de la créativité numérique ? Génération Bataclan ? C’est à partir de ces clichés que j’ai travaillé avec de jeunes comédiens pour nourrir de leur parole et de leurs improvisations l’écriture de ce texte. Nous avons imaginé leur avenir, cherché ensemble la dramaturgie de leurs fêtes ; l’avènement de leurs amours, amitiés, rivalités, bêtises, tentatives de suicide, gueules de bois... Il faut bien que jeunesse se passe.
 

Née en 1973, Sarah Freynet est autrice et metteuse en scène. De 2001 à 2006, elle travaille à Pékin. Depuis 2008, elle mène un travail théorique sur les rapports entre arts plastiques et écriture, notamment à travers l’œuvre d’Howard Barker. Après avoir suivi les ateliers du Groupe Merci, elle crée avec Karine Monneau En Compagnie des Barbares et écrit des spectacles où le texte est au cœur d’une installation plastique. Elle mêle travail autobiographique et documentaire dans des écrits fragmentés. La parole recueillie est ensuite réinventée par les acteurs dans un jeu entre fiction et réel. Elle a obtenu une bourse d’écriture et l’aide à la création du Centre national du Théâtre en 2015 pour Transmission, petite histoire des objets des morts. Elle enseigne par ailleurs la dramaturgie aux conservatoires de Toulouse et de Narbonne et l’écriture de plateau à l’université de Toulouse.
 

Avec le soutien de la Chartreuse-CNES.