le calendrier des rencontres
(à imprimer)

 

   
 
     
   

« La bonne nouvelle du théâtre — où la poésie est active — 
c’est que l’homme n’a pas encore été capturé. »

Valère Novarina, Devant la parole, P.O.L 1999

 

 

 

ÉDITORIAL

 

   
Voici le temps des Rencontres d’été : 33e édition, un âge d’accomplissement.
Un moment d’invitation et d’invocation, double sens que le poète met en mémoire : « Le monde n’est pas à décrire, ni à imiter, ni à redoubler, mais doit être à nouveau appelé par les mots. » (ibid).
Temps fort partagé avec le Festival d’Avignon — qui fête son 60e anniversaire — pour des spectacles où se révèlent les mises en jeu de l’écriture : avec le corps des artistes de cirque et de l’auteur (Christophe Huysman, Human, La Course au désastre), dans l’Histoire (Hervé Loichemol et Michel Beretti, Lever les yeux au ciel), sur la surface paradoxale des révoltes (Solange Oswald et Joël Fesel, Colère !).
Temps intense du travail incessant : découverte des textes d’ailleurs (lectures d’auteurs européens du programme TER, traduire, éditer, représenter), recherches en cours de montage (lectures Les Contemporaines); rencontres professionnelles autour de l’éducation artistique (Anrat), rencontres publiques autour de l’art de la marionnette (Themaa), de l’écriture chorégraphique (Quant à la Danse), de l’espace public (Carnets de rue), du jeune public (Itinéraire d’auteur).
Temps d’ouverture aussi, au mois d’août : à la chanson du jour (Eh bien chantez maintenant) et de toujours (Mora Vocis), à la musique contemporaine (Terence Blanchard, Jeunesse moderne), à la poésie (Nuit du Cantique).
Temps d’exposition enfin : arts visuels (On/Off, de Lilian Bourgeat) et sonores (Les éclaireurs, de Christophe Huysman).
Tous ces temps se conjuguent au gré des lieux de la Chartreuse : ancienne église, cloîtres, Tinel, cave de 25 Toises, cave du Pape, jardins d’été et d’hiver accueilleront le public pour écouter, voir, échanger, se restaurer, et tout simplement flâner dans le moment, dans l’époque, dans tous les intervalles où s’inscrit la liberté de penser.

François de Banes Gardonne