18/09/2010
19/09/2010
màj : 01/08/2011
19/09/2010màj : 01/08/2011
LES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE
Visites, conférences

samedi 18 et dimanche 19 septembre, entrée libre
Visites
■ Visites libres : samedi 18 et dimanche 19 de 9h à 18h (dernier billet délivré)
■ Visites commentées : samedi 18 : 10h - 11h30 - 14h - 15h - 16h
dimanche 19 : 10h - 11h30 - 14h - 14h15 - 15h - 15h15 - 15h45 - 16h - 16h15 - 16h30 - 17h
Expositions
■ Expositions documentaires L’Odyssée du Soyouz 2 Sous-sacristainMiracles et Cie de Joan Fontcuberta Sacristain, salle capitulaire, passe-plats
Conférences
■ samedi à 17h, Tinel : La Culture durable : 33 ans à la Chartreuse conférence de Jacques Rigaud
■ dimanche à 11h, Tinel : Déambulations pittoresques de Jean-Pierre Piniès et Christiane Amiel, ethnologue, chercheur.
samedi 18 septembre à 17h, Tinel, entrée libre, durée estimée 1h30
La Culture durable : 33 ans à la Chartreuse de Jacques Rigaud
Jacques Rigaud livrera dans cette conférence le témoignage personnel, sensible et documenté, d’une vie durablement liée à la renaissance du monument. Le projet moderne de la Chartreuse est né du flair de Jacques Duhamel, digne successeur d’André Malraux, qui avait perçu le risque d’une dissociation, dans les politiques publiques de la culture, entre le devoir de mémoire (le patrimoine) et l’exigence de création artistique.
Cette intuition, éclairée par les exemples de l’abbaye de Royaumont et par la Saline royale d’Arc et Senans, le conduisit à installer dans des monuments majeurs du patrimoine national des activités artistiques permanentes, en allant au-delà de ce qui se pratiquait déjà, à savoir d’accueillir à la belle saison des concerts, des festivals, des expositions dans des lieux prestigieux. C’est ainsi que naquit et se développa, notamment à la Chartreuse, le programme des centres culturels de rencontre, fondé sur cette volonté de rapprochement du patrimoine et de la création artistique. À la Chartreuse, il s’est agi, dès cette époque, de mener parallèlement la restauration et l’entretien du patrimoine et l’invention d’un projet artistique permanent d’animation du monument. De manière plus subtile, c’est aussi d’une confrontation inattendue de la règle de Saint Bruno avec la mise en œuvre de résidences artistiques permanentes que s’est nourri le projet. C’est à l’acteur principal et initiateur de ce cheminement qu’il revenait d’en dégager le sens, c’est-à-dire la signification et la direction.
Conseiller d’État honoraire, Jacques Rigaud a été directeur de cabinet de Jacques Duhamel de 1969 à 1973, d’abord au
ministère de l’agriculture, puis à la culture. Sa carrière publique brillante, à l’Unesco, à la tête de l’établissement public d’Orsay, puis dans le privé à la tête de RTL, son engagement à l’ADMICAL, qu’il a fondé, ou à la fondation Pays de France du Crédit Agricole, comme dans bien d’autres institutions au service de la culture, ne l’ont jamais éloigné de la Chartreuse, qu’il présida de 1977 à février 2010.
Derniers livres parus : Le Prince au miroir des médias : Machiavel (1513-2007), Arléa, 2007 / Les Âges de la vie, éditions de l’Aube, 2008.
dimanche 19 septembre à 11h, Tinel, entrée libre, durée estimée 1h15
Déambulations pittoresques de Jean-Pierre Piniès et Christiane Amiel, ethnologue, chercheur.
À l’issue de la conférence, signature par Jean-Pierre Piniès de La Chartreuse de Villeneuve - Métamorphoses d’un monument et présentation de Scènes de cuisine Recettes de Coco et Mélanges d’Artistes, par Christiane Amiel et Rémi Checchetto
« Longtemps les monuments historiques ont été envisagés sous le seul angle de leur usage : lieux de culte, citadelles militaires, châteaux médiévaux… ils étaient voués au témoignage et à la commémoration. L’approche ethnologique a montré que, ce faisant, il était trop vite fait abstraction de ceux qui l’habitaient, population autochtone autrefois, acteurs culturels aujourd’hui, qui en fait, sont l’âme vive du monument et dessinent les figures de son destin. Mais le monument existe aussi par d’autres regards qui construisent son imaginaire et lui assurent, dans leurs fluctuations, son identité. Comment a-t-il été perçu par les gens qui l’ont découvert, voyageurs ou visiteurs, depuis deux cents ans, lors d’un séjour ou d’un bref passage ?
Qu’ont-ils vu au-delà des pierres ? Qu’ont-ils dit de ce vaste édifice peu à peu intégré dans le tissu urbain, hier quartier misérable, maintenant monument somptueux et centre d’animation fertile ? »
Jean-Pierre Piniès



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